Catégorie:Histoire

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Sommaire

L'Origine

Il y a fort longtemps, le dieu Ayvenas composa un livre intitulé Taborea dans lequel il consigna la physionomie du monde et l’origine de la vie. Voyant que ses créations étaient imparfaites, Ayvenas dépêcha des émissaires en Taborea, afin d’enseigner à ses enfants diverses compétences et capacités. C’est ainsi que les races apparurent : la légende de la création était née.

Au fil du temps, les races se développèrent et Ayvenas se réjouit d’avoir façonné un monde de paix, en perpétuelle croissance. Un jour, alors qu’il ajoutait une page au grimoire de Taborea, une idée lui traversa l’esprit : « Comment ce monde évoluerait-il si son équilibre était rompu ? » À son insu, la pensée d’Ayvenas s’inscrivit dans le livre et le vent du changement se mit à souffler sur Taborea.

Les envoyés d’Ayvenas transmirent leur savoir à tous les peuples de Taborea, mais peu à peu, l’écart entre les races se creusa. Les émissaires leur avaient enseigné à gagner leur pain honnêtement, et la plupart se consacraient à l’agriculture ou à la chasse, mais quelques brebis galeuses se mirent à vivre de rapines. Les émissaires leur avaient enseigné à unir leurs forces face au danger et la plupart cohabitaient en paix, mais certains commencèrent à semer la discorde.

Chacun des envoyés divins finit par développer des caractéristiques propres et une conscience individuelle. À une époque, ils avaient été les gardiens de l’équilibre, mais celui-ci fut rompu lorsqu’ils s’accouplèrent avec des créatures mortelles. L’alliance des entités élémentaires avec les enfants de Taborea engendra d’innombrables créatures mystiques, comme les tout-puissants dragons.

Navré de constater que son chef-d’oeuvre avait échappé à son contrôle, Ayvenas déchira les chapitres consacrés à son futur avant d’en éparpiller les fragments aux quatre coins du monde. Il entendait ainsi investir les habitants de Taborea de son pouvoir et remettre l’avenir de la création entre leurs mains.

Ses émissaires ignoraient tout de sa décision ; accablés par la perte de leurs facultés, ils tentèrent de reconstituer les pages déchirées pour récupérer leurs pouvoirs. C’est alors qu’ils prirent conscience de la volonté d’Ayvenas, et ils s’y conformèrent.

Au cours des siècles, la décision d’Ayvenas de détruire sa propre création entra dans la légende. Les humains des temps passés donnèrent un nom aux fragments du livre de Taborea : les « oracles ». On dit que quiconque rassemble les oracles a le pouvoir de contrôler l’avenir.

Livrés à eux-mêmes, les Taboréens se mirent à former des alliances qui évoluèrent peu à peu en nations indépendantes. Pour la première fois dans l’histoire de Taborea, la culture et le progrès s’épanouirent.

La race humaine connut une croissance fulgurante et prit une place prépondérante. Capables de maîtriser des pouvoirs quasi divins, les hommes bénéficiaient d’une connaissance inégalée des runes magiques. Leur savoir grandit, et avec lui leur pouvoir et leur avidité. Des querelles mineures dégénérèrent en guerres ouvertes et bientôt, les humains mirent leur magie au service de la mort et de la destruction.

Ils allèrent jusqu’à défier les dieux. À l’aide des runes, ils tentèrent d’imiter les immortels, créant des monstres impies et asservissant les dragons et les éléments. Une guerre sans précédent éclata et, au cours des cent années qui suivirent, les uns après les autres, tous les Taboréens furent happés par ce conflit, qui ne prit fin qu’après avoir embrasé le monde entier.

Les dragons et les éléments finirent par briser leurs chaînes et retrouvèrent la liberté. Aveuglés par leur haine envers les humains qui les avaient subjugués, ils anéantirent tout ce que les hommes avaient jamais créé, avant de partir se réfugier dans d’autres mondes.

La guerre cessa, mais les factions ennemies continuèrent à se déchirer. Les pays les plus puissants attaquaient leurs voisins affaiblis, à qui ils infligeaient les pires tourments. Ainsi, certaines des nations les plus influentes conquirent les plus vulnérables et asservirent leurs populations. Galvanisés par leurs dirigeants transformés en demi-dieux grâce au pouvoir runique, les conquérants se considéraient comme une nouvelle race destinée à dominer le monde ; bientôt, ils furent connus sous l’appellation de «démons ».

Quand les démons, persuadés de leur propre supériorité, se dissocièrent des humains, ils s’attirèrent la haine de leurs frères d’antan qui trouvèrent alors la force de les renverser. Minés par des dissensions internes, les démons déclenchèrent une nouvelle guerre au cours de laquelle ils s’entre-déchirèrent. Sans dragons ni éléments pour mettre un frein à la violence, la terreur s’empara des peuples taboréens qui décidèrent d’unir leurs forces pour intervenir. Ils créèrent une dimension parallèle appelée le Vide et placèrent des portails interdimensionnels en territoire démoniaque.

Au cours de la guerre qui suivit, l’alliance se livra volontairement à une surenchère de violence afin d’attirer les démons sanguinaires jusqu’aux portails. D’innombrables vies furent sacrifiées pour bannir tous les démons dans le Vide. Les portails furent ensuite scellés et les humains pourchassèrent les rares démons restés en arrière, privés de leurs pouvoirs. Ceux qui échappèrent à leurs poursuivants se réfugièrent dans les ténèbres.

La paix s’installa temporairement, mais la terreur du passé étreignait toujours les cœurs des Taboréens. Les humains mirent au point une méthode pour capturer les démons rescapés. À l’aide de la magie runique, ils sculptèrent des statues de pierre colossales, aussi puissantes que les dragons, qu’ils appelèrent les « Gardiens ». Grâce à eux, la paix fut préservée.

Cependant, les Gardiens ne tardèrent pas à se retourner contre leurs créateurs. Dépourvus des pouvoirs de leurs ancêtres, les Taboréens ne purent repousser les assauts de l’ennemi. Les hommes se virent contraints de fuir et, un an plus tard, la civilisation humaine avait été réduite à néant.

Alors qu’ils traquaient les dernières traces de civilisation humaine, les Gardiens rencontrèrent les dragons et les élémentaires. Se sentant menacés par leurs immenses pouvoirs, ils les attaquèrent. Mais ces êtres imparfaits, façonnés par les hommes, ne faisaient pas le poids face aux créatures divines. Ainsi, l’un après l’autre, les Gardiens furent détruits et les rescapés sombrèrent dans un profond sommeil.

Les survivants humains avaient tout perdu, mais ils n’étaient pas les seuls à avoir souffert. Les Taboréens vécurent à nouveau sans l’aide de la magie ou des machines ; aveuglés par la peur, la démence et la superstition, ils se noyaient dans le désespoir.Les humains, qu’on désigne aujourd’hui comme les « réfugiés », développèrent une nouvelle culture.

De nombreux réfugiés s’enfuirent pour le continent mystérieux de Kolydia, emportant avec eux tout leur savoir. Cependant, leurs lacunes en matière de runes ralentirent considérablement l’évolution de la magie et les machines prirent une place prépondérante dans la vie quotidienne. Les nouveaux territoires connurent une croissance fulgurante, des villes sortirent de terre et un régime féodal fondé sur une dynastie impériale et une aristocratie héréditaire fut instaurée.

Progressivement, démons et gardiens ayant depuis longtemps sombré dans l’oubli, la civilisation humaine de Kolydia renoua avec les autres peuples. Peu à peu, ils approfondirent leur connaissance des runes et instituèrent un certain nombre d’organisations chargées d’accumuler le savoir ancestral.

La plus puissante de ces institutions, l’Œil de la Sagesse, trouva un moyen de faciliter la téléportation. Cette innovation stimula le développement de la civilisation humaine qui put alors accéder à des territoires vierges et inexplorés. Ils y découvrirent les barbares, ainsi que des vestiges antiques.

En explorant le passé, les humains levèrent le voile sur ses mystères. Mais chaque nouvelle découverte apportait son lot de secrets et l’humanité, avide de connaissance, conçut des machines toujours plus sophistiquées afin de fouiller les quatre coins du monde. Leur folie gagna bientôt les autres races.


La Prophétie des Elfes

Pendant des décennies, les elfes ont vécu dans le secret et il plane autour d’eux une aura mystérieuse. On les considère comme l’un des peuples les plus anciens de Taborea. Intimement liés à la nature, ces êtres dotés d’une intelligence et d’une agilité extraordinaires vivent en majorité dans les tréfonds inexplorés des vastes forêts taboréennes.

Les armes elfiques sont élégantes et leur délicatesse confine à la fragilité. Cependant, dans les mains d’un combattant elfe, elles s’avèrent d’une efficacité redoutable. La pureté de cette race profondément attachée à la nature influe considérablement sur les effets de ses armes. En raison de leurs qualités esthétiques légendaires, les épées longues et les arcs de facture elfique sont particulièrement prisés des humains, mais seuls les elfes possèdent les facultés mentales nécessaires pour les manier.

Anéanti au cours de la guerre contre les démons, le royaume des elfes, parfois appelé « l’Origine », se situe au cœur de la Vallée d’Aslan. La prophétie raconte qu’autrefois, une secte d’elfes abandonna le prince Isnasil pour échapper au conflit.

Une autre faction, sous les ordres du roi Antaikolon, se lança bravement dans la bataille. Pour éviter que de tels affrontements se reproduisent, le roi des elfes fit ériger un rempart magique destiné à empêcher les Nagas malintentionnés de s’allier aux démons. Il inséra l’épée elfique sacrée Arc-lumière dans la muraille afin de la rendre infranchissable.

Depuis lors, les descendants des guerriers elfes restés fidèles à Antaikolon servent en tant que gardiens et paladins d’Arc-lumière et se consacrent au développement des arts martiaux. Des siècles plus tard, quand le prince des elfes Sig’aylas retira l’épée mythique du rempart pour protéger l’humaine dont il était épris, la muraille s’effondra et la menace Naga ressurgit.


Les Royaumes Antiques

Alors que les Taboréens se remettent lentement de leur combat contre Sirloth, le Seigneur Démon, un appel à l’aide retentit par-delà les mers du nord. En proie à la guerre civile, l’antique royaume de Dalanis, gouverné par le roi Callaway, est au bord du chaos. Et les guerriers légendaires qui s’étaient battus au côté du roi Kalume et avaient uni le pays face aux démons de jadis ne sont hélas plus de ce monde.

Le dirigeable affrété par la cour du roi attend les héros de Taborea pour les emmener par-delà les océans afin de sauver cette civilisation ancestrale de la destruction.

La Forêt Septentrionale de Janost est menacée par des créatures mi-démons, mi-dragons et la guerre fait rage entre deux factions ennemies — les Jyr’na et les Angren.

Dans les marécages où le danger est omniprésent, l’atmosphère étouffante de la Forêt Méridionale de Janost est lourde et chargée d’humidité. C’est ici que siège la principauté de Shador, peuple sylvestre ayant érigé le tir à l’arc au rang d’art à part entière. La fondatrice de Shador, Jenny « Mille Plumes » Giant, était autrefois une alliée proche du roi Kalume. Au fil des siècles, la civilisation a décliné et, aujourd’hui, ses descendants luttent contre les envahisseurs dépêchés par la Forteresse Warnorken, au cœur des marais entrecoupés de montagnes abruptes. D’une cruauté sans nom, le baron Reuen von Jura dirige la forteresse d’une main de fer et fait régner la terreur dans toute la Forêt Méridionale de Janost. Cependant, sur les ordres de Callaway l’enfant roi, de valeureux aventuriers se rassemblent dans les marais pour rejoindre les forces de Shador.

Au sud de Zandorya s’étendent les luxuriantes Collines Sabotonnerre, encerclées par une vaste chaîne montagneuse. Elles sont caractérisées par leurs vertes prairies, leurs cascades jaillissantes et leurs rivières sauvages. Il existe plusieurs colonies, nichées au cœur de ce paysage bucolique. On y trouve également la Vallée de la Gloire, peuplée de statues géantes à l’effigie des guerriers héroïques des temps passés, vibrant hommage à la gloire des batailles d’antan. La région doit son nom à l’une de ces guerres, au cours de laquelle le légendaire roi Kalume et ses vaillants chevaliers livrèrent aux démons une lutte sans merci. À cette occasion, Kalume recruta des humains, des elfes, des nains et bien d’autres créatures, telles que le peuple rhinocéros de Kalon. Pour les remercier de leur soutien, le bon roi leur distribua les terres en parts égales, contribuant ainsi à la diversité raciale de la population locale.


Les Terres de la désolation

Après la victoire du Grand Bannissement, Thanteos Kalume accorda des terres aux six principautés ainsi qu’à tous les nobles qui avaient pris part à la lutte, notamment à la famille Grafu. Celle-ci édifia son château sur la Terre de Malice.

La vie paisible et harmonieuse de sire Herl Grafu prit fin à la naissance de sa fille, Annelia, victime d’une malformation cardiaque congénitale. Frappée par la maladie dès la petite enfance, elle était chétive et faible, si fragile qu’elle passait la majorité de son temps confinée à l’intérieur. Herl Grafu dépensa une fortune pour faire venir des médecins du monde entier dans l’espoir de la guérir, en vain.

Pour rendre le sourire à sa fille, Herl Grafu engagea des saltimbanques chargés de la distraire. Le spectacle plut énormément à Annelia et, chaque jour, dès la fin de la représentation, elle attendait impatiemment le retour des artistes, le lendemain. Aussi Herl Grafu décida-t-il de fonder son propre cirque, pour lui épargner cette attente interminable. Au bout d’un moment, elle se lassa des numéros habituels et sombra de nouveau dans la dépression. Aux petits soins pour sa fille, sire Grafu exigea que les artistes du cirque mettent au point des numéros plus élaborés. Cependant, il y a des limites aux contorsions que l’on peut imposer à son corps, si bien que la complexité du spectacle ne put dépasser un certain niveau.

À l’époque, une peste mystérieuse apportée par le démon Sismond balaya la Terre de Malice, transformant les victimes infectées en zombies qui s’en prenaient à leur tour aux humains en bonne santé. Beaucoup de gens périrent, laissant derrière eux des villages déserts.

Un jour, pendant l’enfance d’Annelia, Sismond se présenta à la Forteresse Grafu. Il offrit à Herl Grafu une technologie capable de transformer les animaux du cirque afin d’améliorer leurs performances sur scène. Annelia fut enchantée ; quant à Herl Grafu, il offrit son hospitalité à Sismond et proposa de financer ses recherches. Hélas, la santé d’Annelia continuait à décliner. D’après Sismond, il lui fallait un cœur runique pour survivre. Méfiant, Herl Grafu commença par rejeter cette idée, mais voyant sa fille dépérir, il changea son fusil d’épaule et décida de lui donner son propre cœur. Lorsqu’elle se réveilla, Annelia fut dévastée en apprenant qu’il s’était sacrifié pour la sauver. Manipulée par Sismond, elle accepta de greffer le cœur runique sur le cadavre de son père. Herl Grafu ressuscita, mais il avait perdu la capacité à ressentir des émotions.

les Nains Ombreforge

Il y a fort longtemps, le peuple des Nains se divisa en deux clans. Le roi Oslo Maneson guida une partie des nains des Montagnes rouges dans le royaume souterrain et en chassa les horribles orques. Il nomma l’endroit Dureroc. Protégé par d’impénétrables montagnes et d’abyssales vallées, les Nains explorèrent les environs sans relâche et réveillèrent les esprits élémentaires sombres à l’aide de rituels interdits. Maîtrisant l’art de la forge, ils créèrent des armes et des machines invincibles leur garantissant la victoire dans le combat les opposant aux bêtes hideuses. C’est ainsi qu’ils devinrent les Nains Ombreforge, bien à l’abri dans les profondeurs de Dureroc. Au fil du temps, l‘empire niché dans les montagnes se développa et les Nains Ombreforge s’impliquèrent de plus en plus dans la magie noire. A l‘aide de l‘énergie spirituelle qu’ils générèrent, les Nains Ombreforge furent capables d‘influer sur les âmes de leurs adversaires. C’est pourtant leur puissance indéniable qui les conduisit à leur perte. Les Nains Ombreforge devinrent arrogants et ignoraient les effets négatifs de la magie noire jusqu‘au jour où une terrible expérience échoua, infligeant une malédiction sur tout le peuple des Nains. L‘un après l‘autre, ils finirent transformés en statue de pierre. C’est ainsi que disparurent les Nains Ombreforge de Taborea et qu’ils furent presque oubliés. D’interminables années s’écoulèrent jusqu‘à ce que les premiers aventuriers de la Communauté Ailic rompirent le charme, retrouvèrent les nains pétrifiés et les ramenèrent à la vie par une heureuse coïncidence.

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